Alsace
Appel aux Alsaciens pour les élections européennes
Par Parti Lorrain | Le 31/05/2024 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Les Alsaciens continuent de s’exprimer fortement et ouvertement pour une sortie de la Collectivité Européenne d’Alsace du Grand Est. Le désir de retrouver une Région Lorraine ne s’exprime pas de la même manière en Lorraine pour des raisons culturelles, même si une majorité silencieuse des Lorrains demeure hostile au Grand Est comme l’ont montré tous les sondages à ce sujet depuis la création de la méga-région. Des obstacles politiques restent cependant à lever pour parvenir à recréer des régions Alsace, Lorraine et Champagne de plein exercice. Face à ces difficultés locales et hexagonales, de nombreux Alsaciens interpellent le Parti Lorrain et lui demandent de l’aide. Fidèle à ses valeurs, à ses convictions et à son engagement, le Parti Lorrain ne peut rester insensible à ces demandes et a décidé d’y répondre dans le contexte des élections européennes du 9 juin 2024.
Consultation sur la sortie de l’Alsace du Grand Est : le Parti Lorrain appelle à voter oui
Par Parti Lorrain | Le 26/01/2022 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (2)
La Collectivité Européenne d’Alsace (CEA) organise jusqu’au 15 février 2022 une grande consultation citoyenne pour répondre à la question suivante : l’Alsace doit-elle sortir du Grand Est pour redevenir une Région à part entière ?
Il paraît évident que l’organisation de cette consultation s’apparente avant tout à un coup politique de M. Frédéric Bierry, le Président de la CEA, à l’approche des élections présidentielles et législatives. L’idée est en effet de profiter de cette fenêtre de tir pour faire du lobbying, obtenir de nouvelles concessions de Paris et servir les intérêts de son parti et des candidats que celui-ci présentera lors des prochaines échéances électorales. Quel que soit le résultat de cette consultation, les Alsaciens seront gagnants. Si le « non » l’emporte, ceux-ci obtiendront quand même des compensations pour soulager leur peine de ne pas redevenir une région à part entière. Si le « oui » l’emporte, ils revendiqueront davantage de nouvelles compétences et de nouveaux privilèges qu’ils n’ont déjà au sein de la Région Grand Est en attendant l’éventualité de redevenir une région à part entière. Et les Lorrains et les Champardennais apparaîtront encore une fois comme les dindons de la farce. Car il faut bien avouer que nos voisins alsaciens ont depuis longtemps parfaitement compris comment fonctionnent les rouages politiques et culturels d’un pays latin comme la France, à savoir qu’il faut toujours pleurer et crier pour obtenir quelque chose. Dans tous les cas, M. Bierry apparaîtra par ailleurs comme le héros et le chevalier blanc de l’Alsace. En cas de « oui » majoritaire, il sera considéré comme le sauveur de l’Alsace. En cas de « non » majoritaire, il pourra toujours se targuer d’avoir fait ce qu’il a pu aux yeux de l’opinion publique alsacienne, tout en ménageant les dirigeants de son parti Les Républicains, mais aussi M. Rottner, Président de la Région Est, et le gouvernement français pour qui le débat sera clos.
Bien que cette consultation ne soit ouverte qu’aux personnes majeures, habitant sur le territoire de la CEA, ainsi qu’aux personnes déclarant y avoir leur attache, plusieurs personnalités politiques et élus de la Région Grand Est dans d’autres départements, ont publiquement indiqué leur volonté de voter « non » à cette consultation et ce à travers différents comptes. Par cet acte qui va dans le sens de leur propre intérêt, ils trahissent et violent l’esprit et les conditions de la consultation citoyenne initiée.
Considérant l’ensemble des aspects précédemment énoncés et dans l’intérêt supérieur de la Lorraine, le Parti Lorrain appelle par conséquent sans réserve et par tout moyen les Alsaciens, mais aussi les Champardennais et les Lorrains qui résident sur le territoire de la CEA à voter « oui » à la consultation citoyenne pour que l’Alsace sorte du Grand Est et redevienne une région à part entière. C’est en effet la seule réponse possible pour que la Lorraine redevienne elle-aussi une région à part entière dans le sillage de l’Alsace. Il n’y aura peut-être pas d’autre opportunité. Tout autre résultat qu’une victoire du « oui » oblitèrerait toute perspective pour l’Alsace comme pour la Lorraine de redevenir des régions à part entière et nous enfoncerait tous collectivement dans les affres de la méga-région Grand Est pour longtemps.
Le désir de Lorraine s’affirme
Par Parti Lorrain | Le 02/02/2021 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
La création de la Communauté Européenne d'Alsace (CEA) le 1er janvier 2021 et la demande de Frédéric Bierry, son Président, de démembrement de la Région Grand Est à la suite des propos du Premier Ministre Jean Castex, qui avouait n’avoir jamais été convaincu par les grandes régions issues de la Loi NOTRe en 2015, ont récemment relancé le débat sur le découpage des nouvelles régions. En 2021, ces nouvelles régions ne sont toujours pas acceptées par leurs habitants. Dans la sphère politique régionale les avis sont partagés, même si la majorité des femmes et des hommes politiques n'ose pas remettre en question la Loi NOTRe et le découpage régional. Mais après le coup d'éclat alsacien, la parole se libère et au désir d'Alsace répond un désir de Lorraine qui s’affirme de plus en plus.
Les Lorrains, qui, jusqu'à présent se sont contraints à accepter cette région Grand Est imposée par Paris, commencent à dire tout haut ce qu’ils pensent en réalité tout bas. L'exemple le plus éloquent est celui du Maire de Metz, François Grosdidier, qui a demandé au Président de la République qu'il se positionne officiellement sur le nouveau découpage régional. « Au nom de quel principe républicain peut-on justifier qu’il y ait, avec une seule portion déterminée du territoire régional, un dialogue singulier, des engagements spécifiques, des accords particuliers ? Dois-je rappeler que la région Grand Est nous a été imposée dans son périmètre actuel et qu'elle est la seule région dont le chef lieu a été décidé par la loi ? Dois-je vous préciser que nous étions nombreux à espérer un retour au conseiller territorial dans le cadre des anciennes régions et que vous avez préféré confirmer ces grands ensembles ? », questionne-t-il.
La posture du Maire de Metz, ancienne capitale de la Région Lorraine, est symptomatique de ces Lorrains qui ne supportent plus le mépris des Alsaciens. Dès l’avènement de la Région Grand Est, ces derniers ont toujours tout exigé et obtenu aux motifs de leur fort particularisme et qu'ils étaient les seuls contraints d’être en Grand Est. Ils ont forcé l’Etat à légiférer pour que Strasbourg soit capitale régionale, sinon ils auraient été trop excentrés dans le nouvel ensemble. On appréciera pour les Champenois et les Ardennais situés à plus de 400 km de la nouvelle capitale régionale collée à la frontière allemande sur le Rhin ! Mais ce n'était pas encore suffisant pour les Alsaciens, ils ont exigé la Présidence de la Région, ce qu’ils ont obtenu avec Philippe Richert puis Jean Rottner. La Région Grand Est est donc depuis le début de son existence contrôlée par les Alsaciens et gouvernée depuis l'Alsace. Dans un souci de concorde régionale les Lorrains ont laissé faire leurs capricieux voisins mais la création de la CEA et les récentes déclarations de ses représentants ont tout changé.
Les Lorrains eux aussi ont un fort particularisme et une histoire bien singulière qui leur permettraient de demander leur sortie de la Région Grand Est et l’avènement d’une Collectivité Territoriale à statut particulier de Lorraine. Après tout, contrairement à l'Alsace, la Lorraine a rejoint très tardivement la France, en 1766, et le Traité de Vienne stipulait bien que cet ancien Etat souverain et indépendant devait conserver son parlement et une certaine autonomie une fois devenu français. Les Lorrains ont eux aussi des enjeux liés au transfrontalier et au bilinguisme. C'est en Lorraine qu'il y a le plus de travailleurs transfrontaliers et non pas en Alsace. De même, pour les transports, l'A31 est une des autoroutes les plus chargée du pays. L'instauration de l'écotaxe devait aider à soulager cet axe des camions internationaux et contribuer à son aménagement. Alors pourquoi la seule Alsace aurait droit de gérer ses autoroutes et de mettre en place une écotaxe ? Il en va de même de la politique régionale sur le transfrontalier et le bilinguisme.
Les Lorrains qui représentent la plus grande part de la population de la Région Grand Est ne peuvent plus accepter cette domination alsacienne et ces humiliations à répétition venant de Paris et de Strasbourg. La confiance est définitivement perdue et le désir de Lorraine est irrépressible ! Alors, oui, démantelons une fois pour toute la Région Grand Est ! Une fois cette action réalisée et le divorce consommé avec nos partenaires du Grand Est, la Collectivité Territoriale de Lorraine pourra gérer les dossiers lorrains (A31, liaisons ferrées Nancy-Metz-Thionville-Luxembourg, ouverture ferroviaire vers le Sud par la Vosges, Canal Saône-Moselle, enjeux environnementaux, bilinguisme, etc.) grâce à l'implication de ses conseillers territoriaux de Lorraine élus à la fois au département et à la région. Une échelle de proximité idéale en lien direct avec les enjeux et les besoins des Lorrains. Une collectivité territoriale avec une cohérence historique et culturelle tournée vers ses partenaires européens allemands, belges et luxembourgeois.
Communiqué : une proposition de loi pour revenir à la Région Lorraine
Par Parti Lorrain | Le 15/10/2017 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Le Parti Lorrain prend acte de la proposition de loi (numéro 14) des sénateurs mosellans Jean-Louis Masson et Christine Herzog, enregistrée le 6 octobre 2017 à la présidence du Sénat, visant à donner la possibilité aux électeurs d’une région supprimée en 2015, comme la Lorraine, d’obtenir son rétablissement par référendum.
S’il salue cette initiative qui va dans le sens de la reconstitution de la Région Lorraine, fin 2015 environ 80 % des Lorrains rejetaient en effet la fusion de leur région avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne, le Parti Lorrain rappelle que l’organisation d’un référendum pour trancher la question et la création d’un Conseil Unique de Lorraine par la fusion des quatre Conseils départementaux lorrains en une seule collectivité territoriale, faisaient déjà partie intégrante de son programme aux élections régionales de décembre 2015 et aux élections législatives de juin 2017. La proposition de loi des sénateurs Masson et Herzog reprend par conséquent quasiment mot pour mot les propositions du Parti Lorrain.
D’une superficie de 23 547 km², la Lorraine fait les trois quarts de la Belgique et est plus grande que de nombreux Länder allemands, tels que la Sarre (2 569 km²) ou la Rhénanie-Palatinat (19 853 km²). La différence avec nos voisins fédérés n’est pas une question de taille « critique » mais d’attributions de compétences et de pouvoirs. Alors que le gouvernement central parisien promettait des économies avec la création de la méga région Grand Est, force est de constater que c’est un échec cuisant, comme l’affirme le denier rapport de la Cour des Comptes. Le Parti Lorrain avait annoncé dès 2015 que ce nouveau découpage régional, improvisé dans la précipitation sur un coin de table de l’Elysée, entraînerait d’évidents surcoûts.
Par ailleurs, l’imposition de cette fusion sans la moindre consultation des élus et des citoyens ne constituait pas seulement un grave problème de légitimité et d’appropriation de la nouvelle région, mais également un viol manifeste de la Charte européenne de l’autonomie locale pourtant signée et ratifiée par la France en 2007. C’est la raison pour laquelle le Parti Lorrain avait engagé des recours devant le Conseil d’Etat et devant le Conseil de l’Europe pour faire reconnaître l’illégalité de cette fusion. Le rapport rendu par le Conseil de l’Europe, affligeant pour l’Etat français, lui avait ainsi donné raison.
La Lorraine, l’Alsace et la Champagne-Ardenne n’ont jamais constitué et ne constitueront jamais une communauté de destin. Ces trois régions n’avaient pas besoin de fusionner pour travailler ensemble sur des projets communs sans renier l’identité de chacune d’entre elles.
Le Grand Est n’une caricature de démocratie et de décentralisation.
Communiqué de presse commun Alsace, Lorraine, Franche-Comté et Savoie sur la Catalogne
Par Parti Lorrain | Le 03/10/2017 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (1)
Nous condamnons très vivement les multiples brutalités policières commises par l’Etat espagnol à l’encontre des Catalans alors qu'ils voulaient tout simplement faire valoir leur droit légitime à la liberté d’opinion et d’expression.
Quant à l’Etat français, il ne vaut guère mieux.
Après avoir obligé hier les régions à devoir fusionner, sans même en consulter les habitants, voilà qu’il les oblige aujourd'hui, ainsi que les communes, notamment rurales, à devoir payer pour les dettes de l’Etat alors qu’elles n’en sont pas responsables.
Devant ce genre de comportement brutal et à répétition du pouvoir central parisien, on ne peut que se sentir Catalan ... et se poser la question de savoir quelle serait l'attitude de l'Etat français dans le cas d’un référendum similaire organisé dans l’une ou l’ensemble de nos quatre régions.
Mouvement Franche-Comté
Jean-Philippe Allenbach / Président
Les Fédérés
Paul Mumbach / Président
Maire de Dannemarie (Alsace)
Parti Lorrain
Thomas Riboulet / Président
100% Savoie