Alsace

Communiqué du Parti Lorrain suite au point de vue de M. Paul Joseph Rall, ancien chef de cabinet d’Adrien Zeller

Le Parti Lorrain souhaite vivement réagir suite au point de vue exprimé par M. Paul Joseph Rall dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 12 août 2017 au sujet de son souhait de revenir d'une certaine manière au Reichsland d’Alsace-Moselle. En effet, M. Rall ferait mieux de s’occuper de ses affaires au lieu de s’ingérer dans celles des autres, celles des Lorrains en particulier. Par ses déclarations, il cherche ainsi à déchirer à nouveau la Lorraine, comme en 1871, et à diviser les Lorrains en parlant en leur nom pour décider à leur place et leur imposer ses positions.

Nous rappelons à ce titre à M. Rall que le concept d’Alsace-Moselle, né de la défaite de Napoléon III à Sedan face à la Prusse et de la proclamation du Reich dans la galerie des glaces du Château de Versailles, n’est qu’une pure invention, une escroquerie intellectuelle. En effet, les limites départementales actuelles correspondent à l’avancée des troupes allemandes en 1871. Le département de la Moselle tel qu’il l’est aujourd’hui reprend en fait un bout des anciens départements de Moselle, de Meurthe et des Vosges. Avant la Guerre de 1870-1871, Longwy était par exemple en Moselle et Sarrebourg en Meurthe. C’est la raison pour laquelle après l’Annexion, les Allemands dénommèrent ce territoire Elsass-Lothringen pour Alsace-Lorraine et en aucun cas Alsace-Moselle. M. Rall aurait-il besoin des services d’un traducteur ? L’Alsace-Moselle repose par conséquent sur une illusion, une réécriture de l’Histoire qui commencerait seulement en 1871 en niant tout ce qui s’est passé avant, notamment les 807 ans d’histoire lorraine en tant qu’Etat.

Par ailleurs, en qualifiant Metz de ville « industrieuse », M. Rall étale sa méconnaissance totale de la cité aux 3 000 ans d’histoire et de la Lorraine, comme on étale sa confiture. Pour information, Metz n’a jamais été une cité industrielle. L’industrie se trouve plus au Nord, principalement dans les Vallées de la Fensch et de l’Orne. La ville est au contraire historiquement un carrefour commercial et économique depuis l’Antiquité. Les arrivées de Waves et de Muse, tout comme l’attractivité du centre-ville messin, en attestent encore aujourd’hui. Metz a de même toujours exercé une certaine influence culturelle que le Centre Pompidou-Metz n’a fait que conforter.

A ce petit jeu-là, pour coller beaucoup mieux à l’histoire et en suivant le raisonnement de M. Rall, le Parti Lorrain va demander et créer les conditions d’un juste retour au territoire lorrain de l’Alsace Bossue (le débat agite d’ailleurs la sphère locale depuis quelques années), ainsi que du Pays Welche et du Val d’Argent dans le cadre d’une sortie du Grand Est. D’ailleurs, pour ce qui est du cas particulier de Sainte-Marie-aux-Mines, le pont qui enjambe la rivière rappelle, en présentant sur son parapet le blason à la Croix de Lorraine et celui aux trois écus, que la rive gauche de la ville appartenait au Duché de Lorraine, tandis que la rive droite faisait partie de la seigneurie de Ribeaupierre. Notons de même que les Ducs de Lorraine possédaient également en Alsace les seigneuries de Thanvillé et de Saint-Hippolyte, ainsi que des droits sur plusieurs villages et abbayes, dont Rosheim.

Si l’intention de sortir de la méga-région Grand Est de M. Rall est louable, celle-ci ne doit pas se faire par opposition aux Lorrains et aux Champenois pour servir les seuls intérêts alsaciens, mais au contraire en partenariat et en bonne intelligence avec les voisins. C’est également uniquement de cette manière que les spécificités du Droit Local pourront être pérennisées et modernisées. A ce titre, le Parti Lorrain propose de créer les conditions juridiques et constitutionnelles pour que le Droit Local mosellan soit étendu à l’ensemble du territoire lorrain, voire à l’ensemble du territoire français, afin, une fois n’est pas coutume, de niveler par le haut, en excluant toute forme d’égoïsme et de repli sur soi.

Toute réforme territoriale intelligente ne pourra ainsi passer que pour une redistribution des compétences au profit des Régions, pour leur donner de véritables leviers politiques et économiques, si possible dans le cadre d’une France fédérale, et non pas par un énième bidouillage servant uniquement les intérêts de certains Alsaciens.

Que certains n’oublient donc pas la devise de la Lorraine, « Qui s’y frotte s’y pique », ni le souvenir de la Bataille de Saverne.

Logo PL

Le Président dénonce l’absurdité du Grand Est sur LN Radio

La nouvelle région Grand Est continue de faire débat en Lorraine et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Thomas Riboulet, Président du Parti Lorrain, était ainsi dernièrement l'invité de l'émission Politiquement Jeune sur LN Radio.

Le Président est revenu sur cette aberration démocratique, économique et géographique en esquissant des pistes de sorties possibles pour la Lorraine. Il a également rappelé le contexte qui a amené au Grand Est et l’absence totale de consultation des citoyens et des élus.

Retrouvez ci-dessous son intervention enregistrée dans les studios du Numéripole de Bras-sur-Meuse, près de Verdun.

Le Grand Est, ce n'ame po tojo, comme on dit à Sion !

LN Radio Parti Lorrain TR 2

Réunion publique du Parti Lorrain à Briey

Le Parti Lorrain organise samedi 28 mai 2016 à 15 heures une réunion publique et de travail au Zen Bar de Briey, au Plan d'eau de la Sangsue.

Venez débattre et échanger avec nous autour d'un verre en terrasse si le temps le permet.

Thème de la réunion : créer les conditions juridiques pour étendre le Droit Local mosellan aux autres départements lorrains.

--> Question fil rouge : Régime Local d'Assurance Maladie, une nécessaire évolution ? Quelle articulation avec le Régime Général ?

Les débats seront animés par M. Thomas RIBOULET, Président du Parti Lorrain, et M. Gaëtan JANOWSKI, Coordinateur départemental du Parti Lorrain en Meurthe-et-Moselle.

Synthèse :

Réunion du Parti Lorrain

Samedi 28 mai 2016

15 heures

Durée : 2 heures

Zen Bar, 2, Place Niederaussem - 54150 Briey.

Le Conseil de l’Europe fustige la fusion des régions en France

Par 143 voix pour, 2 contre et 7 abstentions, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a dernièrement adopté à Strasbourg un rapport critique sur la démocratie locale et régionale en France.

Conseil europe

Le Conseil de l’Europe à Strasbourg (Crédit photo : Wikipédia)

Pour le rapporteur néerlandais Jos Wienen et sa collègue autrichienne Gudrun Mosler-Törnström, en fusionnant plusieurs régions sans consultation ni concertation, la France a violé la Charte européenne de l’autonomie locale, un traité international contraignant ratifié par Paris en 2007 qui vise à garantir les droits des collectivités locales et de leurs élus. L’Article 5 de ladite Charte, intitulé « Protection des limites territoriales des collectivités locales », est on ne peut plus clair : « Pour toute modification des limites territoriales locales, les collectivités locales concernées doivent être consultées préalablement, éventuellement par voie de référendum là où la loi le permet ». Pour les rapporteurs européens, il s’agit « d’un élément fondamental de la vie démocratique et d’une bonne gouvernance ». La fusion des régions est par conséquent illégale par rapport à la Charte puisqu’un traité international est de fait supérieur aux lois nationales.

Très fourni, le rapport relate la manière dont le gouvernement français a mené la réforme territoriale. Et encore les rapporteurs se sont abstenus de préciser comment le découpage a été négocié entre le Parti Socialiste et l’Elysée. Le texte a été adopté à la quasi-unanimité par les représentants des 47 Etat membres sans la moindre modification lors de cette 30ème session du Congrès qui faisait suite à la première visite de contrôle effectuée sur l’état de la démocratie locale en France depuis la ratification de la Charte européenne de l’autonomie locale par Paris.

Le président de la délégation française a quant à lui signalé que le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat s’étaient prononcés sur la question, même si le premier s’était déclaré incompétent pour examiner la conformité d’une loi avec un traité international. Autant d’éléments et d’arguments qui ont été démontés par les rapporteurs européens.

Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe invite par conséquent la France à « revoir le processus de consultation des représentants directs des collectivités locales et régionales pour toutes les décisions les concernant ». Chargée de défendre le gouvernement français devant les rapporteurs, Estelle Grelier, secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, ne s’est pas engagée à prendre les mesures préconisées par le Congrès européen.

A noter enfin, et c’est important, que le Congrès n’a pas voulu interférer dans les dernières élections régionales, alors que le rapport était prêt à l’automne. Une décision contraire aurait en effet certainement changé la donne pour la liste du Parti Lorrain et de ses alliés qui avait raison.

Choix des noms de l’ACAL : quel mépris pour la Lorraine !

Nous ne pouvons que fustiger les trois noms proposés visant à dénommer l’ACAL (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). De « Nouvelle Austrasie », qui fait référence à un ancien royaume mérovingien, à « Acalie », qui se contente juste d’ajouter le suffixe « ie » à ACAL, en passant par « Rhin-Champagne », qui semble vouloir concurrencer l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, aucune de ces trois propositions ne renvoient de près ou de loin à la Lorraine. Alors que le vote sur internet commence ce lundi 14 mars pour s’achever le 1er avril à minuit, comme un signe prémonitoire à une très mauvaise farce, nous ne pouvons qu’être scandalisés de voir notre Lorraine à ce point méprisée, bafouée et ignorée.

Je suis lorrain 1

L’ACAL est un monstre administratif innommable car on ne peut nommer ce qui n’existe pas et n’a jamais existé. Illégitime, vaine et inutile car imposée en dépit du bon sens, elle est aussi illégale puisque son processus de création viole la Charte européenne de l’autonomie locale, traité international supérieur aux lois nationales, ratifiée par la France en 2007.

Que dire de la pseudo démocratie participative organisée pour faire sortir du chapeau trois propositions de nom aussi ridicules les unes que les autres ? Parmi les 60 personnes complices chargées de cette tâche, 45 ont été nommées et désignées, histoire de bien verrouiller le processus ! Quel simulacre de démocratie, quelle honte, quelle mascarade marketing !

Les Lorrains demandent à bénéficier d’une entité politique et administrative à part entière. Notre peuple veut retrouver sa région. L’en priver au terme d’un incroyable déni de démocratie devient de plus en plus insupportable !

Notre Lorraine a connu toute les guerres. Notre peuple a été décimé pendant la Guerre de Trente Ans par les troupes françaises et suédoises après un génocide que les historiens reconnaissent à présent. Notre Lorraine a été plus tard vidée et exploitée telle une colonie pour permettre à la France de se relever de deux guerres mondiales, avant d’être lâchement abandonnée. Il y a encore un siècle, les Lorrains parlaient leurs langues régionales jusqu'à ce que les hussards noirs de la république française viennent appliquer brusquement les programmes de l'instruction publique jacobine. Pendant plus de 800 ans, la Lorraine a été un Etat souverain indépendant, fier et prospère. Et aujourd’hui, elle se retrouve réduite à un simple trait entre Rhin et Champagne !

La Lorraine est riche d’une identité complexe. Notre peuple a hérité de symboles ancestraux : chardons lorrains, Croix de Lorraine et Alérions qui sont bien plus anciens que les Marianne et autres drapeaux tricolores.

Nous sommes Lorrains.

Qui coupe un chardon en fait repousser dix. Qui coupe mille chardons en fait repousser dix mille. Notre devise nationale vaut pour rappel : Qui s'y frotte s'y pique !

Non inultus premor.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×