Alsace
Signature d’une alliance stratégique contre la fusion des régions
Par Parti Lorrain | Le 14/03/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Le Parti Lorrain (PL), la Fédération Démocratique Alsacienne (FDA) et le Mouvement Franche-Comté ont signé mardi 10 mars 2015 à Mulhouse une alliance stratégique. Les nouveaux alliés entendent ainsi engager toute procédure utile pour faire abroger la fusion de leurs régions qu’ils estiment « anti-démocratique », « illégitime » et « incohérente » d’un point de vue économique et géographique.
Des actions juridiques seront menées contre la nouvelle carte territoriale en insistant notamment sur le fait qu’elle n’a fait l’objet d’aucune concertation de la population. Le Mouvement Franche-Comté et le collectif « Alsaciens réunis », qui fait partie de la FDA, ont d’ores et déjà déposé chacun une plainte auprès du Conseil de l’Europe pour violation de la Charte européenne de l’autonomie locale. Les Alsaciens réunis » devraient également déposer prochainement un autre recours devant le Conseil d’Etat.
Conférence de presse mardi 10 mars 2015 à Mulhouse
Par Parti Lorrain | Le 08/03/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Le Parti Lorrain participera à la conférence de presse organisée le mardi 10 mars 2015 à Mulhouse par la Fédération Démocratique Alsacienne (FDA).
Une alliance sera signée entre le Parti Lorrain, la FDA et le Mouvement Franche-Comté. Nos trois organisations sont en effet fermement opposées à la disparition administrative des régions Alsace, Lorraine et Franche-Comté.
Détails
Mardi 10 mars 2015 à 15 heures
Siège FFBA
10, Rue des Castors
68200 Mulhouse
Elections régionales 2015 : ensemble contre la fusion de la Lorraine mais pour la démocratie !
Par Parti Lorrain | Le 02/03/2015 | Commentaires (0)
Sur la même ligne de pensée stratégique, le Parti Lorrain (PL) et la Fédération Démocratique Alsacienne (FDA) se sont dernièrement rapprochés, afin de constituer une liste d’initiative citoyenne indépendante des partis parisiens pour les prochaines élections régionales qui auront lieu en décembre 2015.
Lancée il y a quelques semaines, la FDA regroupe sous les mêmes couleurs plusieurs entités régionales alsaciennes à l’image de Rot un Wiss, des Alsaciennes Unies, d’Elsassland ou encore du parti régionaliste Unser Land. Créé en 2010, le PL sert et défend quant à lui les intérêts de la Lorraine et des Lorrains en œuvrant pour le développement socioéconomique et la promotion de notre région. Il entend pour cela impulser dans un idéal humaniste une réforme de l’Etat français jacobin vers une structure résolument moderne et fédérale.
L’idée de cette liste régionale est de faire respecter la démocratie, trop souvent bafouée en France depuis quelques années. Ainsi, si la démocratie avait été respectée, la fusion de la Lorraine avec l'Alsace et la Champagne-Ardenne, tout comme la folie de Bure et de ses environs, n'auraient certainement pas eu lieu. Les citoyens doivent en effet être consultés sur ces questions et ces enjeux qui les concernent directement pour les années à venir. Les décisions technocratiques et politiciennes du gouvernement parisien ne doivent pas leur être imposées.
Outre la démocratie, la liberté et les citoyens, les représentants de la liste s’engagent à respecter et à défendre l’intérêt général, les spécificités régionales (Droit Local, langues régionales, etc.), et le développement harmonieux des territoires (cadre de vie, économie, culture, environnement, écologie). Chacun de ces principes pourra ensuite être déclinés à une échelle locale selon les particularités propres à chaque territoire.
Commune à l’Alsace, à la Lorraine et à la Champagne-Ardenne, la liste doit comporter un certain nombre de représentants issus de ces trois régions selon le poids démographique de chaque département. Alors que les représentants alsaciens seront mandatés par la FDA, la partie lorraine de la liste est actuellement en cours de constitution sous l’égide du Parti Lorrain.
Afin que cette liste contre la fusion de la Lorraine puisse se positionner comme une alternative saine aux partis nationaux tels que le PS, l’UDI, l’UMP ou encore le FN, nous appelons toutes les Lorraines et les Lorrains inscrits sur les listes électorales d’une commune de Lorraine désireux de défendre leur région et la démocratie à se manifester pour soutenir cette initiative.
Toute participation à cette liste ne signifie en aucun cas que vous vous encartez à une quelconque organisation politique puisqu’il s’agit ici d’une initiative citoyenne. Des maires ruraux sans étiquette, ainsi que des responsables du milieu associatif et de la société civile nous ont déjà rejoints. Pourquoi pas vous ?
Non à la politique politicienne et à la fusion de la Lorraine
Par Parti Lorrain | Le 31/12/2014 | Dans Opinion | Commentaires (0)
La motion du groupe d’opposition « socialiste et républicain » au Conseil Général de la Moselle aurait dû recueillir l’assentiment des élus de tout bord. En effet, cette dernière demandait la suppression de l’amendement voté à l’Assemblée nationale française désignant, sans débat ni concertation, Strasbourg comme capitale de la grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Il n’en fut bien évidemment rien, puisque la majorité UDI-UMP départementale l’a refusée en bloc, y compris les soi-disant Messins Nathalie Griesbeck et Denis Jacquat. Ce dernier, absent, avait laissé une procuration.
Pourtant, la perte du statut de capitale régionale serait une nouvelle catastrophe économique et sociale pour Metz après les iniques et odieuses restructurations militaires et le scandale d’Ecomouv’. Depuis l’imposition autoritaire de la nouvelle capitale, le président du Conseil Général de la Moselle, Patrick Weiten, apparaît gêné. Au début du mois de décembre, celui-ci ne s’était déjà pas associé à plusieurs élus de l’Est de la France pour contester ce Diktat de Paris. A l’instar de bien d’autres de ses collègues, il semble en effet préférer pratiquer de la politique politicienne. Pour ces gens-là, éloignés de la froide réalité quotidienne que nous connaissons et que nous subissons tous en ces temps durs, défendre Metz reviendrait étroitement à défendre son maire socialiste, qui était d’ailleurs également étrangement absent au moment du débat. Cela reviendrait de la même manière à défendre le président socialiste du Conseil Régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, ainsi qu’à faire du tort au président UMP du Conseil Régional d’Alsace, Philippe Richert, proche de Weiten. Si bien entendu, ni le maire de Metz ni le président du Conseil Régional de Lorraine ne méritent d’être défendus, tant leurs choix et leur inaction sont contestables, nous ne pouvons néanmoins admettre une telle caricature et un tel raisonnement.
Face à ces calculs politiciens si réducteurs, face à cette réalité navrante au regard de l‘intérêt général, devenue pourtant si banale, et face à la faiblesse et à l’incapacité des élus lorrains de tout bord à défendre la Lorraine et les Lorrains, il convient d’agir au plus vite. C’est la raison pour laquelle, opposé à toute fusion de la Lorraine depuis le début et prônant une politique du bon sens proche des gens et des territoires, le Groupe BLE Lorraine, avec l'appui du Parti Lorrain, a décidé, à l’appel de nombreux citoyens réclamant plus de justice et de moralité, de prendre le leadership de la révolte en Lorraine. Il est temps de dire non à tout ce gâchis politique, industriel, économique et social, qui nous empoisonne depuis des décennies. Il est temps de dire non à la fusion de la Lorraine et à sa disparition en tant qu’entité administrative.
Rendez-vous le 10 janvier 2015 à 15h Place Saint-Epvre à Nancy pour dire NON à la fusion lors de la Fête de la Lorraine et des Lorrains.
Ensemble nous résisterons. Ensemble nous réussirons.
Pour un Conseil Unique de Lorraine : Alsace, Champagne, non merci !
Par Parti Lorrain | Le 23/10/2014 | Dans Opinion | Commentaires (0)
Les différentes annonces concernant les contours des futures régions donnent le sentiment d’un incroyable bricolage improvisé dans la précipitation, de grotesques gribouillages dessinés en catimini sur un coin de table. Pire, ce redécoupage nous fait reculer de 40 ans. En effet, alors que de plus en plus de responsabilités et de compétences étaient attribués aux collectivités, le pouvoir jacobin parisien se permet brusquement de leur retirer la compétence générale tout en organisant leur charcutage !
Depuis Louis XIV, la France se construit sur le mythe d’une organisation rationnelle de son territoire. Comme si cette pseudo petite nation était un jardin dont on reverrait l’agencement des bosquets et des plans d’eaux géométriques. Si bien que la nouvelle carte des régions, amendée ou non, ne repose sur aucune logique.
Le pouvoir central nous parle ainsi de faire des économies. Or, force est de constater que rien ne permet actuellement de mesurer objectivement les économies et l’efficacité de ce meccano géographique. Divers chiffrages sont avancés. Certains estiment même que la réorganisation territoriale envisagée entraînerait davantage de coûts ! Paris entend fusionner des régions entre elles sans déterminer quelles seront les compétences des uns et des autres, ni mêmes les ressources fiscales et financières qui seraient attribuées aux territoires remodelés. L’argument économique de la « réforme » n’est donc pas recevable.
Par ailleurs, personne n'a apparemment eu l'idée de faire appel aux lumières d'un géographe expert de l'organisation de l'espace. C’est pourtant l’une des spécialités phares de l'école française. Au final, la méthode et les critères utilisés sont affligeants et dénués de sens. Notre Lorraine se voit forcer de fusionner soit avec l’Alsace, soit avec la Champagne-Ardenne, soit encore avec les deux. D’une superficie de 23 547 km², la Lorraine fait les trois quarts de la Belgique et est plus grande que de nombreux Länder allemands tels que la Sarre (2 569 km²) ou encore que la Rhénanie-Palatinat (19 853 km²). La différence avec nos voisins fédérés n’est pas une question de taille « critique », mais d’attributions de compétences et de pouvoirs. De son côté, la Corse, forte de ses 300 000 habitants, a le droit de rester seule. Faut-il donc poser des bombes et commettre des attentats pour passer entre les mailles du filet ? Si tel est le cas, cela fait froid dans le dos ! Par conséquent, l’argument géographique ne tient pas la route.
En outre, imposer des fusions et défigurer à ce point le paysage régional sans la moindre consultation citoyenne pose un grave problème de légitimité et d’appropriation. Das ist keine Demokratie ! Un tel passage en force constitue une insulte envers le peuple, un mépris total.
Examinons à présent la possibilité d’une fusion Lorraine-Alsace. L’association de ces deux territoires à forte identité, souvent antagoniste, n’a rien de naturel, comme on pourrait le croire depuis Paris. En 3 000 ans d’histoire, l’appellation « Alsace-Lorraine » n’apparaît qu’au lendemain de la Guerre de 1870-1871, après que le premier Reich allemand ait annexé le Nord-Est de la Lorraine et l’Alsace, afin d’assouvir sa pulsion expansionniste. Une bonne partie de la mythologie républicaine française s’est construite autour de ces « provinces perdues », oubliant au passage leurs spécificités. Aujourd’hui, la Lorraine est tournée vers le Luxembourg, la Sarre et la Belgique, alors que l’Alsace regarde à l’Est en direction du Bade-Wurtemberg et de la Suisse. L'Alsace-Lorraine n'a jamais été et ne sera jamais une communauté de destin choisie par ses habitants.
Si une majorité des élus alsaciens refuse toute modification des frontières actuelles de l’Alsace, ils ne voient par contre aucun inconvénient à redessiner les frontières d’autres régions, avec en ligne de mire l’arrivée dans leur giron de la Moselle, qui provoquerait l’éclatement de la Lorraine, ainsi que du Territoire de Belfort. On reconnaît une nouvelle fois bien le talent de l’Alsace. Celui-là même qui a réussi à faire croire que les cigognes et le Munster sont alsaciens, alors que les premières s’observent partout et que le second est produit à 95 % en Lorraine.
Que dire à présent d’une fusion Lorraine-Champagne-Ardenne ? D’une part que de nombreux élus lorrains et champenois y sont opposés. D’autre part, que les points communs à la Lorraine et la Champagne se résument essentiellement au partage d’un unique pôle de compétitivité. Enfin, que le rattachement de la Champagne, terre des sacres des rois de France, à la Lorraine, constituerait une véritable insulte lancée à l’histoire lorraine, ancien Etat souverain et indépendant.
La création d’un ensemble Lorraine-Alsace-Champagne ne mérite pas qu’on s’y attarde tant il n’a de sens au vu des éléments et des arguments précédemment avancés.
En conclusion, le Parti Lorrain ne peut que dénoncer des marchandages politiques obscurs éloignés de toute logique économique et territoriale. La carte des régions charcutée n’est qu’une caricature de démocratie et de décentralisation. C’est la raison pour laquelle, à défaut de la reconstitution à court terme d’une grande Lorraine, le Parti Lorrain se prononce pour la création d’un Conseil Unique de Lorraine et rejette idée de toute fusion de la Lorraine avec une région voisine.