Alsace
Halte aux sondages bidons sur la méga-région
Par Parti Lorrain | Le 08/11/2015 | Commentaires (0)
Alors que la Commission des sondages a dernièrement épingler un sondage de l’Institut BVA pour ses erreurs de méthodologie, un autre, tout aussi contestable, vient d’être publié. Jusqu’à quand serons-nous obligés de subir des sondages réalisés à la hâte et diffusés sans discernement par certains organes de presse ?
Selon la mise au point du 3 novembre 2015 publiée par la Commission des sondages, le sondage publié par les journaux du Grand Est sur les intentions de votes des électeurs de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL) apparaît « entaché d’un défaut de méthode qui ôte à leurs résultats leur caractère significatif ».
Cette commission n’a pas détaillé en quoi constituait ces « défauts de méthode ». On connait depuis longtemps la fragilité de ces sondages en début de campagne, alors que les électeurs interrogés n’ont pas vraiment encore réfléchi au scrutin. On peut plus encore douter de la pertinence de la présentation du second tour sous forme de triangulaire alors qu’il suffit de 10 % des suffrages au premier tour pour qu’une liste puisse se maintenir au second tour et de 5 % pour fusionner avec une autre liste.
D’un point de vue plus technique, nous pouvons pointer trois défauts de méthode majeurs pour ce sondage :
• Le recueil des intentions de vote s’est fait par internet, ce qui est la plus mauvaise des méthodes : elle produit en effet des biais dans la constitution de l’échantillon. Seules les personnes qui se déclarent intéressées par la politique font partie du panel, ce qui explique les 32 % de personnes « qui ne se prononcent pas » alors que le taux d’abstention est annoncé à 50 %. Par ailleurs, l’absence d’enquêteur durant la passation du questionnaire rend les résultats moins rigoureux.
• Les listes ont été mal présentées : « la liste soutenue par le parti Europe Ecologie Les Verts et conduite par Sandrine Bélier » est en fait aussi soutenue par d’autres partis écologistes et représente bien plus que le seul parti EELV ». De même, la liste conduite par Jean-Georges Trouillet rassemble le Parti Lorrain, le Parti des Mosellans, l’Alliance Ecologique Indépendante. Elle ne résume donc pas uniquement à Unser Land, ce qui lui donne une vraie dimension interrégionale, au-delà de la seule Alsace.
• La taille de l’échantillon est en fait réduite pour chaque région prise indépendamment, d’où l’accroissement de la « marge d’erreur ». Si l’on considère que chaque population électorale régionale a une sensibilité particulière pour répondre à cette question, ne serait-ce qu’au sujet de l’évaluation passée de l’action de leur Conseil Régional, le résultat de ce sondage est plutôt une addition de fortes « marges d’erreur », plus proche des 6 points que des 3 points habituellement acceptés.
Statistiquement, pour avoir une approximation fiable à 95 % des intentions de vote d’un groupe de plusieurs millions de personnes, il est possible de limiter l’enquête auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives et tirées au sort de ce groupe. Selon cette technique, il subsiste néanmoins une marge d’erreur qui est au minimum de 1,4 % et au maximum de 3,1 %, en plus ou en moins selon les scores obtenus, soit un écart global de 3 à 6 points.
Le problème des sondages parus récemment est que l’échantillon n’est pas composé de plus de 1 000 individus d’un même ensemble, mais de l’addition de 3 échantillons beaucoup plus réduits. Par exemple, pour le sondage BVA : 444 individus pour l’Alsace, 611 pour la Lorraine et 304 pour la Champagne-Ardenne.
Si on prend un résultat autour de 10 %, les écarts probables sont de 5,8 points pour l’Alsace, 4,8 points pour la Lorraine et 6,8 points pour la Champagne-Ardenne. Cela commence à faire beaucoup !
En toute rigueur, sur ces questions régionales, pour obtenir une marge d’erreur standard pour ce type de sondage, il aurait fallu réaliser le sondage auprès de 1 000 Alsaciens, 1 000 Lorrains et 1 000 Champardennais. Grâce à la méga-région, BVA a fait des économies … et un surcroît d’approximation !
Le sondage Odoxa, qui vient d’être publié le 8 novembre par le Parisien, présente exactement les mêmes erreurs de méthodes : sondage par internet, échantillons régionaux mal composés, mauvaise présentation des listes. Il s’agit d’un clone du sondage BVA, tout aussi mal fait, avec des fluctuations des résultats qui restent à l’intérieur même de la marge d’erreur. Le FN comme la droite étant situés dans ces deux sondages entre 30 et 32 % chacun.
Pas de cumul de mandats pour les élus du Parti Lorrain
Par Parti Lorrain | Le 05/11/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Communiqué de presse de la Coordination départementale des Vosges
C’est avec beaucoup de stupéfaction que nous avons découvert la composition des différentes listes concourant pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains. Cette course aux cumuls des mandats tous azimuts, certes permise par la loi, nous semble particulièrement déplacée en cette période de crise et anachronique compte tenu de la position clairement affichée par les Lorrains.
Pendant que certains se creusent les méninges à chercher en vain un nom à une méga-région que les trois quarts de ses futurs habitants ne veulent pas, le Parti Lorrain règle les vrais problèmes et répond aux vraies questions. Ainsi, en cas de victoire et dans le souci de l’intérêt collectif et avec le sens des responsabilités, les élus en fonction du Parti Lorrain démissionneront des postes d’élus avec indemnité pour se consacrer exclusivement à leur nouvelle fonction, cruciale pour notre territoire, de Conseiller régional. Sans donner de leçon, ce n’est pas notre vocation, nous demandons néanmoins aux candidats déjà élus d’accepter cette règle qui répond à une exigence intellectuelle et un respect des citoyens et de l’intérêt général.
Camille ZEGHMOULI
Coordinateur Départemental des Vosges du Parti Lorrain
Candidat dans les Vosges sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! »
Adjoint aux affaires scolaires et à l’éducation à la Mairie de Golbey.
Elections régionales - Message du Président
Par Parti Lorrain | Le 03/11/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (1)
Chers Lorrains,
Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes excuses pour ce message. J’aime, comme beaucoup d’entre vous le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité et la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif. Je les apprécie, comme tout à chacun.
Mais en ce début novembre, à moins d’un mois de notre Saint-Nicolas et d’un scrutin régional qui s’avère primordial pour l’avenir de notre région, j’ai pensé que nous pourrions consacrer un court instant de notre vie quotidienne à nous asseoir et à bavarder un peu.
Il existe bien sûr des personnes qui ne veulent pas que nous parlions. Pourquoi ? Parce que même si l’on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront toujours leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et pour ceux qui les écouteront l’énonciation de la vérité. Et la vérité, c’est que quelque chose va très mal dans ce pays, n’est-ce pas ?
Dérive autoritaire, non-respect des citoyens, manipulation de l’opinion. La nouvelle carte territoriale s’est faite dans un déni insupportable de démocratie et au mépris total d’un traité international (Charte européenne de l’autonomie locale signée et ratifiée par la France en 2007) et du Code général des collectivités territoriales (Article L.4122-1). Elle a été imposée sans concertation et sans consultation des élus de nos assemblées régionales et départementales et des habitants de notre région, qui sont pourtant les principaux intéressés. La fusion de la Lorraine avec l’Alsace et la Champagne-Ardenne n’a aucune cohérence géographique. Le gouvernement nous parle de taille critique à atteindre pour pouvoir exister dans le concert des régions européennes. Mais dans ce cas, pourquoi laisser la Corse toute seule, alors que la Lorraine fait les trois quarts de la superficie de la Belgique et est plus grande que certains Länders allemands comme la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, Brême, Hambourg ou encore Berlin ? Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’une question de taille mais de compétences.
Le Parti Lorrain se présente aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ». Nous pensons que la méga-région est une absurdité sans nom. Nous voulons organiser un référendum pour que les citoyens puissent enfin s’exprimer sur la question. Elus, nous pourrons influer aussi sur la politique hexagonale, puisque les conseillers régionaux ont aussi la qualité de Grands Electeurs.
Par ailleurs, vous savez désormais tout comme nous que la nouvelle carte territoriale n’engendrera aucune économie. Bien au contraire. Ceci a été démontré par les nombreuses études réalisées à ce sujet par des observateurs avisés. Des coûts de fonctionnement supplémentaires sont en effet à attendre dans cette méga-région presque deux fois plus grande que la Belgique et plus peuplée que la Norvège, et où le mot proximité n’aura plus aucun sens. Et ce sont bien entendu les citoyens qui devront payer l’addition. Le budget de cette entité monstrueuse ne dépassera pourtant pas celui de la ville suisse de Bâle. C’est dire !
Comment est-ce arrivé ? Qui est à blâmer ? Bien sûr, dans ce grand chambardement, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte. Mais, encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir. Nous avons tous, à un moment donné ou à un autre, laisser les autres décider à notre place. Mais nous ne devons pas être résignés. Il n’est pas trop tard. Au contraire, il est temps, plus que jamais, de rappeler au gouvernement qu’impartialité, justice et liberté sont plus que des mots, ce sont des principes.
Alors si vous n’avez rien vu, si vous n’avez rien entendu et si vous ignorez toujours la façon de faire de ce gouvernement, je vous suggère de ne pas voter pour nous. Mais si vous voyez ce que je vois, si vous ressentez ce que je ressens, si vous désirez ce que je désire, alors votez Non à l’ACAL, mais oui à nos régions ! Dans un mois, dans les bureaux de vote et les urnes, et ensemble, nous leurs offrirons une Saint-Nicolas gravée à jamais dans les mémoires !
Thomas RIBOULET,
Président du Parti Lorrain,
Tête de liste pour la Meurthe-et-Moselle
Liste Non à l’ACAL, oui à nos régions !
Interview du Président sur France Live
Par Parti Lorrain | Le 01/11/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
Tête de liste en Meurthe-et-Moselle sur la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! » aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, le Président du Parti Lorrain, M. Thomas RIBOULET, a répondu aux questions de France Live, magazine numérique interactif.
Retrouvez son interview exclusive en ligne : http://www.francelive.fr/strasbourg/alsace-champagne-ardenne-lorraine-thomas-riboulet-parti-lorrain-nous-procederons-a-la-dissolution-de-cette-nouvelle-region/#.VjS4e7cvfIV.
Le Conseil d’Etat rejette les recours contre la fusion des régions
Par Parti Lorrain | Le 28/10/2015 | Dans Parti Lorrain | Commentaires (0)
C’est désormais officiel. La France n’est pas un Etat de droit et encore moins une démocratie.
Le Conseil d’Etat a en effet rejeté mardi les recours en annulation du Parti Lorrain et de ses alliés visant les décrets d’application de la nouvelle carte territoriale, à savoir les :
- N°2015-939 du 30 juillet 2015 portant convocation des collèges électoraux pour procéder à l’élection des conseillers régionaux, des conseillers à l’Assemblée de Corse, des conseillers à l’Assemblée de Guyane, des conseillers à l’Assemblée de Martinique.
Et :
- N°2015-969 du 31 juillet 2015 modifiant le décret n°60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives.
Représenté par son avocat Maître Frédéric Thiriez, par ailleurs Président de la Ligue de Football Professionnelle (LFP), le Parti Lorrain a démontré que la création de la méga-région ACAL (Alsace-Champagne-Ardenne et Lorraine) a été faite au mépris de la Charte européenne de l’autonomie locale, ainsi que du Code général des Collectivités territoriales.
En ce qui concerne l’Article 5 de la Charte européenne de l’autonomie locale, le Conseil d’Etat ne dit pas qu’il est dépourvu d’effet direct, comme le proposait le rapporteur public. Il écarte cependant le moyen, en posant une nouvelle règle, selon laquelle le juge administratif ne saurait écarter une loi nationale au motif que sa procédure d’adoption serait contraire à un traité international. En d’autres termes, seule une disposition de fond du traité, et non une disposition de procédure, peut conduire à écarter l’application d’une loi. Cette question était à ce jour inédite.
En ce qui concerne la violation du Code général des Collectivités territoriales, le Conseil d’Etat écarte le moyen, en disant qu’une loi ultérieure peut toujours déroger à une loi antérieure.
A noter que les membres du Conseil d’Etat sont nommés par le gouvernement.
La bataille juridique est à présent terminée. La bataille des urnes ne fait que commencer.