environnement

Bruno Caillé : pour le renouveau de la Meuse et la défense de l’environnement

Bruno Caillé sera le candidat du Parti Lorrain (PL) à travers le Mouvement 100 % dans la première circonscription de la Meuse pour les élections législatives de juin 2017. Le parti régionaliste l’a dernièrement présenté lors d’une conférence de presse organisée à Bar-le-Duc. Thomas Riboulet, son Président et lui-même futur candidat dans la seconde circonscription de la Moselle, est venu le soutenir pour l’occasion.

BC et TR Bar-le-Duc PL

Bruno Caillé et Thomas Riboulet à Bar-le-Duc (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

Agé de 45 ans, Bruno Caillé se définit comme « un simple citoyen de Villotte-devant-Louppy, conseiller municipal de son village et non comme un « professionnel de la politique ». Reconnu pour son engagement local et son travail, le Président de l’association Mémoire de nos villages, qui a déjà participé aux élections régionales de décembre 2015 avec le PL, entend « proposer une autre forme de politique ». Le futur candidat milite en effet pour une représentativité de la diversité des opinions au sein de l’Assemblée Nationale et contre la confiscation du pouvoir par les partis traditionnels.

Homme de terrain, Bruno Caillé était auparavant chez les Verts. Il en est ressorti écœuré par les intérêts personnels et les jeux de pouvoir. C’est la raison pour laquelle il a rejoint le Parti Lorrain. Passionné d’histoire, de culture et de patrimoine, Bruno Caillé est attaché à la défense de notre région et de son identité. Il comptera donc placer sa campagne sous le signe du « renouveau meusien » en allant notamment davantage vers une société coopérative et solidaire et en encourageant la rénovation énergétique et qualitative de l’habitat rural et des bâtiments publics. « Je veux agir en responsabilité pour ne pas laisser comme seul avenir aux générations futures l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure qui condamnerait toute la région », clame-t-il. En effet, personne ne souhaite vivre au-dessus d’une poubelle radioactive. « Les citoyens ont le droit de s’exprimer et de choisir en toute transparence à travers un référendum ». Favorable à une autre politique énergétique, Bruno Caillé soutient également les initiatives et la recherche en faveur des nouvelles énergies. Sensible à la protection animale, le futur candidat PL souhaite de même agir d’un point de vue législatif par la création d’un passeport du propriétaire, afin de lutter contre les abandons en responsabilisant davantage certains propriétaires.

Par ailleurs, selon Bruno Caillé, « la Meuse dispose d’un formidable potentiel naturel et culturel. L’éco-tourisme pourrait ainsi être développé en favorisant les déplacements doux et en sauvegardant les lignes ferroviaire abandonnées par l’Etat français et la SNCF ». Le futur candidat régionaliste se dit également conscient des difficultés rencontrées par les agriculteurs depuis de trop nombreuses années.

Dans la continuité de sa participation aux dernières élections régionales où sa liste avait été créditée de 4,74 % des suffrages, le Parti Lorrain continue ainsi de s’installer, grâce à cette nouvelle candidature, dans le paysage politique lorrain. Soutenu par l’ensemble des forces écologiques et citoyennes à travers le Mouvement 100 %, le PL entend défendre les territoires lorrains à l’Assemblée Nationale en faisant voter des lois pour revenir aux régions historiques et pour apporter davantage de démocratie, de proximité et de transparence dans la vie politique française.

Suspension à durée indéterminée de l’Ecotaxe : la Lorraine à nouveau méprisée par la France

La ministre française de l’écologie, Ségolène Royal, a dernièrement annoncé la suspension sine die de l’Ecotaxe, reportant ainsi cette dernière une énième fois mais sans date butoir. En d’autres termes, le projet est enterré provoquant la colère des Lorrains et plus particulièrement des salariés de la société Ecomouv’, chargée de collecter l’Ecotaxe, dont l’avenir reste plus que jamais incertain.

Alors que l’Ecotaxe était perçue dans un contexte de réchauffement climatique planétaire comme une mesure juste écologiquement et budgétairement puisque reposant sur le principe du pollueur-payeur, la reculade du gouvernement français face à la pression du lobby des transporteurs et des bonnets rouges bretons a été violemment accueillie dans les locaux d’Ecomouv’, installés sur l’ancienne Base Aérienne de Metz-Frescaty. Il faut dire que sa suspension ferme et définitive porte une nouvelle fois atteinte à la Lorraine. En effet, non seulement elle menace directement les 157 salariés d’Ecomouv’ de la BA 128, ainsi que les 150 douaniers chargés de contrôler la collecte de l’Ecotaxe implantés également à Metz dans le cadre des compensations aux iniques et odieuses restructurations militaires, mais en plus, elle compromet sérieusement la mise à 2x3 voies de l’A 31 surchargée, qui devait justement être en partie financée par les ressources dégagées par l’Ecotaxe !

La suspension de l’Ecotaxe apparaît par ailleurs comme une énormité financière alors qu’il est demandé à tous de se serrer la ceinture. La société Ecomouv’ a en effet engagé 650 millions d’euros pour la mise en place du dispositif et possède 200 millions d’euros d’encours. Rien que pour l’année 2014, l’Etat français lui doit 210 millions d’euros de loyer, sans compter les indemnités à lui verser pour rupture du contrat ! Du grand n’importe quoi ! La technostructure parisienne a prouvé une fois de plus son aberration autant que le gouvernement français sa faiblesse.

La Lorraine n’a définitivement plus rien à attendre de Paris et de la France si ce n’est la fermeture de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses prisons et de ses tribunaux. Elle doit par conséquent s’émanciper de la France. Compte-tenu de la disposition du gouvernement de ce pays à céder aussi facilement face à la pression des transporteurs, cela ne devrait a priori pas être bien compliqué à obtenir.

Disparition de l’étang de Joudreville

La disparition de l’étang des mineurs de Joudreville, en Meurthe-et-Moselle, est malheureusement devenue une réalité, faute d’existence légale. 

Propriétaire de ce magnifique espace de plus de sept hectares, la Fédération Départementale de Pêche a commencé à le vider. Il sera bientôt à sec. Les poissons commencent déjà à remonter à la surface, cherchant désespérément une échappatoire. Un spectacle aussi honteux qu’horrible à l’heure où nous sommes bombardés de messages écologiques et où le fumeux Grenelle de l’environnement est censé orienter l’action humaine. C’est au contraire la terrible mécanique métallique d’une pelleteuse qui fait son œuvre en dégageant un bras de vidange dans lequel se déverse l’étang.

Créé au début des années 1950, ce petit paradis, qui accueillait chaque été des centaines de pêcheurs venus d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas, n’existera bientôt plus. La seule possibilité de le sauver aurait été de plaider devant l’Etat français le principe d’antériorité pour qu’il daigne bien reconnaître son existence. Mais les documents de 1954 qui ont été présentés n’ont pas été retenus comme pièces recevables par la préfecture.

Cette brutale et lamentable disparition deviendra définitive en juin lorsque le barrage et les ouvrages bétonnés du bassin seront détruits. Ce gâchis pourrait au mieux devenir une zone humide, colonisée par de nouvelles espèces.

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