enfouissement

Déchets nucléaires à Bure : réunion publique du Parti Lorrain à Rembercourt

Le Parti Lorrain organise samedi 2 juillet 2016 à 15h30 une réunion publique et de travail à la Salle de la Mairie de Rembercourt, près de Bar-le-Duc.

La réunion aura pour thème principal l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

Les débats seront animés par M. Thomas RIBOULET, Président du Parti Lorrain, et M. Bruno CAILLE, Responsable du Comté de Bar.

Le Parti Lorrain reviendra notamment sur son Cahier d’acteur remis à la Commission Particulière du Débat Public.

Synthèse :

Réunion du Parti Lorrain

Samedi 2 juillet 2016

15h30

Durée : 2 heures

Salle de la Mairie de Rembercourt

10, Rue Milaville – 55250 Rembercourt-Sommaisne.

Enfouissement des déchets radioactifs français en Lorraine : la démocratie une nouvelle fois bafouée par un procédé scélérat

En introduisant sournoisement un amendement de dernière minute dans les 300 articles de la loi Macron portant sur l’activité et la croissance juste avant son adoption sans vote par le sulfureux 49-3, les parlementaires Gérard Longuet et Jean-Yves Le Déaut, non Lorrains mais censés représenter et défendre la Lorraine, ont enterré toute possibilité de débat avant l’autorisation de création du centre de stockage souterrain des déchets nucléaires à Bure, pourtant prévu par la loi de 2006 pour fixer les conditions de réversibilité. Alors que ce projet doit engager la responsabilité de plusieurs milliers de générations à venir, comment peut-on être si inconscients ?

Keine demokratie

Ce passage en force anti-démocratique est révélateur des méthodes utilisées par le lobby nucléaire. Le sénateur Longuet, qui a déjà à son actif un sacré palmarès une belle carte de visite, est d’ailleurs récidiviste en la matière. Il avait en effet déjà glissé plusieurs amendements dans la loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal qui n’avaient au final pas été retenus dans le texte définitivement adopté après le débat parlementaire. Le natif de Neuilly-sur-Seine est néanmoins parvenu à ses fins en dernière lecture de la loi Macron. Dès lors, l’ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Radioactifs) peut désormais tranquillement demander l’autorisation de créer le centre d’enfouissement de Bure en 2017. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) devrait ensuite valider ou non cette autorisation au bout de trois ans d’instruction du dossier. Il suffira alors d’un simple petit décret en Conseil d’Etat pour lancer officiellement les travaux aux alentours de 2020 pour un début d’exploitation du centre en 2025. En attendant, les travaux de recherches archéologiques préventives devraient commencer dès cet automne !

Le Parti Lorrain trouve inadmissible qu’un telle structure à la technologie non maîtrisée, qui comporte autant de risques et qui est censée tenir pendant des millions d’années, alors même qu’aucun bâtiment humain n’a jusqu’à présent résister plus de 10 000 ans, puisse être adoptée de la sorte en passant par la petite porte et à l’encontre de la volonté du peuple. C’est surréaliste ! Plus de 60 000 personnes ont signé une pétition il y a quelques années pour dire non à ce foutu centre ! Une initiative citoyenne bien entendu jugée illégale par les autorités ! Elle est où la démocratie ? Il est où le respect du peuple et du citoyen ? Elles sont où les perspectives d’avenir de ce territoire lorrain quand les premiers déchets nucléaires de la France entière voire même du monde entier seront enfouis ? Personne ne désire vivre et travailler au-dessus d’une poubelle radioactive ! C’est n’importe quoi !

Nous ne pouvons que retranscrire en conclusion les célèbres paroles de l’un des plus ardents défenseurs de la liberté et de la démocratie incarnés au cinéma. Puissent ces valeurs de vérité triompher à nouveau dans un avenir proche :

« Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble vétéran de Vaudeville distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage, plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition !

Un seul Verdict : la Vengeance. Une Vendetta telle une offrande votive mais pas en vain. Car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. »

Déchets nucléaires à Bure : le projet CIGEO épinglé par la Commission citoyenne

Dans son rapport, la Commission citoyenne, constituée d’un panel de 17 personnes, estime que « la technicité des sujets n'est pas un obstacle à la compréhension par les citoyens dès lors que les explications sont données ». Mieux, elle affirme que « des citoyens formés et non déformés par les lobbys sont les meilleurs juges de l'intérêt général ». Elle demande en conséquence un moratoire sur les risques et les questions non résolues soulevées par le projet CIGEO (Centre Industriel de stockage Géologique des déchets radioactifs), ainsi que la recherche de solutions alternatives. L’enfouissement des déchets radioactifs à Bure n’est donc pas la « solution de référence », contrairement à ce qu’indique la loi du 28 juin 2006.

Interrogé par la Commission citoyenne, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), organisme chargé de contrôler l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs), promoteur du projet CIGEO, a révélé que le calendrier ne pourrait être tenu, ce que l’ANDRA a confirmé. Une multitude d’études sont encore à mener. La Commission citoyenne a ainsi logiquement insisté sur l’ « amateurisme et l'à peu près » de ce dossier. Gravissime, quand on pense aux risques induits par ce projet.

Par ailleurs, cela fait maintenant plus de dix ans que des spécialistes clament que le site pressenti pour enfouir les déchets radioactifs à Bure se trouve à l’aplomb d’une zone géothermique. Or une règle fondamentale de sûreté impose de ne pas enfouir à un endroit où nos descendants pourraient naturellement être amenés à en exploiter la ressource. L’ANDRA a toujours nié l’existence de ce potentiel géothermique. Un cabinet d’expertise indépendant mandaté par le CLIS (Comité Local d’Information et de Suivi) a démontré fin 2013 la présence d’une telle source géothermique. L’IRSN a alors avoué qu’il n’avait fait jusque-là qu’estimer certaines caractéristiques de cette source. Par conséquent, dans cette histoire invraisemblable de déchets nucléaires, le promoteur et son contrôleur affirmaient que le sous-sol de Bure était propice à l’enfouissement, alors que leurs analyses n’étaient fondées que sur des « estimations ».

Ces éléments en disent long sur ce qui se trame à Bure, sur les méthodes utilisées pour parvenir à des fins contestées, ainsi que sur le degré de sérieux et de crédibilité du promoteur et de ses contrôleurs. Suite aux conclusions de la Commission citoyenne, on comprend mieux pourquoi la demande de référendum sur ce sujet sensible exprimée par plus de 50 000 habitants du secteur n’a jamais abouti. Ou comment bafouer un processus démocratique.  

Dès lors, en reprenant les principes édictés dans la loi de 2006 et après les avancées techniques et scientifiques qui en découlent aujourd’hui huit ans plus tard, le législateur ne peut que changer la loi de 2006, sauf à aller à l’encontre des règles démocratiques et des précautions élémentaires de sécurité. Il convient donc de relancer la recherche d’alternatives à l’enfouissement des déchets radioactifs et de remettre en cause les fondements du projet Cigéo. C’est ce qu’avaient déjà préconisé les citoyens lors du débat de 2005-2006. Rappelons enfin que les travaux engagés depuis 20 ans à Bure ont englouti plus d’un milliard d’euros. La dernière loi de finance a prévu d’en rajouter un milliard supplémentaire.

(Source : CEDRA, Collectif contre l'Enfouissement des Déchets Radioactifs)

Débat public sur Cigéo : le Cahier d’acteur du Parti Lorrain

Dans le cadre du débat public sur Cigéo, relatif à l’enfouissement des déchets radioactifs français à Bure, en Meuse, le Parti Lorrain a rédigé un Cahier d’acteur pour marquer son opposition à ce projet et y développer ses arguments. Le document a été validé et publié par la Commission Particulière du Débat Public (CPDP).

Le Parti Lorrain base sa démonstration sur les risques inhérents à ce projet fou, sur la maîtrise des coûts réalisée au détriment de la sécurité, sur le danger que représente l’enfouissement des déchets nucléaires français pour le développement socioéconomique local et pour les générations futures, ainsi que sur le déni de démocratie que traduit l’imposition de ce centre stockage à la Lorraine et aux Lorrains.

Vous pouvez consulter et télécharger le Cahier d’acteur du Parti Lorrain sur le site internet de la CPDP. Il s’agit du Cahier d’acteur n°61.

La CPDP a également relevé deux questions essentielles soulevées par le Parti Lorrain dans le cadre de ce débat.

Question 1 : Une fois enterrés, comment les colis radioactifs pourraient-ils être sortis, techniquement et financièrement, dans un gruyère de 300 km de galeries ?

Question 2 : François HOLLANDE se disait « opposé au projet ici et ailleurs », comme le rapporte en mai 2000 un bulletin anti-nucléaire. La Mission granit s’est finalement enlisée et il ne reste aujourd’hui plus que Bure. La loi Bataille de 1991, votée par M. HOLLANDE, prévoyait pourtant d’expérimenter plusieurs types de sites en France. Dès lors, pourquoi le Président de la République HOLLANDE autoriserait-il à Bure le projet d’enfouissement que le député HOLLANDE a refusé en Corrèze ? Ce qui est valable pour la Corrèze l’est aussi pour la Meuse.

Stop aux déchets radioactifs à Bure !

Le Parti Lorrain (PL) est officiellement contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires français à Bure.

Le PL considère en effet que l’implantation de tels déchets dans notre belle province est une véritable injure faite à la Lorraine et aux Lorrains. Nous ne pouvons tolérer que cette dernière soit assimilée à la poubelle radioactive de la France.

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Ce projet d’enfouissement a vu le jour en Lorraine, plus précisément aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, dans un endroit vide, pauvre et déshérité, où la population est moins revendicatrice et plus disciplinée. Bien entendu, les représentants des partis dominants, au lieu de défendre et de promouvoir leur territoire, sont justes bons à toucher leurs indemnités parlementaires.

Nous, nous nous opposons farouchement à l’enfouissement des déchets radioactifs français pour des millions d’années en Lorraine. Ce projet n’apporte pas la fiabilité technique et technologique escomptée. L’ANDRA achète les consciences des élus et des habitants des villages concernés en leur promettant monts et merveilles (salles des fêtes, parking, nouvelle école, chèques pour l’embellissement des villages, etc.). Toutes ces compensations sont dérisoires au regard du préjudice à venir. Elles deviendront rapidement inutiles quand l’ensemble de la zone se sera vidée de sa population. En effet, personne ne souhaite vivre au-dessus d’une gigantesque poubelle nucléaire, encore moins des couples avec des enfants. Par conséquent, le projet, qui répond au doux nom marketing de « Cigéo », constitue un obstacle sérieux au développement économique et humain de la Lorraine, ainsi qu’à son image. Il ne doit en aucune manière constituer une voie de reconversion industrielle.

La Lorraine contribue déjà énormément à l’effort de la France en termes d’énergie nucléaire. Elle accueille l’une des plus importantes centrales nucléaires de France à Cattenom, ce qui occasionne d’ailleurs ponctuellement des crispations avec nos voisins belges, luxembourgeois et allemands. Dans ces conditions, pour quelle raison devrions-nous encore nous voir imposer ce cimetière atomique ?

N’oublions pas enfin que la France commet impunément en Lorraine un déni de démocratie. En effet, la pétition contre l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, qui a été signée par plus de 60 000 citoyens, a tout bonnement été balayée d’un revers de la main par Paris. Cette décision honteuse signifie que le fameux pays des droits de l’homme entend imposer ce projet d’enfouissement contre la volonté du peuple.

Par conséquent, le Parti Lorrain s’élève contre ce projet et contre tous les soi-disant « représentants de la chose publique » qui ont bradé notre province pour un plat de lentilles.

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