Conseil Régional de Lorraine

Vandières : un panneau pour rappeler les promesses non tenues

A Gandrange, Nicolas Sarkozy a eu sa plaque pour rappeler ses promesses non tenues. A Hayange, François Hollande a également eu la sienne. A Vandières, c’est le Conseil Régional de Lorraine, et plus particulièrement son Président, Jean-Pierre Masseret, qui est désormais points du doigt par un panneau de bois de près de trois mètres de haut réalisé par une habitante de Bayonville-sur-Mad. L’objet dénonce les 23 millions d’euros qui ont été engloutis pour rien en vue de préparer le terrain destiné à accueillir la future gare d’interconnexion TGV-TER  avant que le projet ne soit finalement lâchement abandonné par Jean-Pierre Masseret suite aux résultats de la consultation du 1er février 2015. Selon le maire de Vandières, les socialistes, emmenés par le Président du Conseil Régional de Lorraine, portent l’échec retentissant de ce dossier. Le pouvoir de décision leur appartenait en effet.

Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020 : baisse de plus d’un tiers des engagements de la France en Lorraine

Le nouveau Contrat de Plan Etat-Région (CPER) sera doté d’une enveloppe de 699 millions d’euros répartis à parité entre l’Etat français et la Lorraine pour le la période 2015-2020. Les dotations de l’Etat, qui s’élèvent donc à 349,941 millions d’euros, accusent une baisse de 34 % par rapport à l’exercice précédent.

Avec à peine 149 euros par habitant, contre 188 euros en moyenne en France, la Lorraine, engluée dans les difficultés socioéconomiques depuis plusieurs années, se retrouve à la 15ème place des régions. Avec 209 euros par habitant, l’Alsace pointe de son côté au 6ème rang. Certes, la Lorraine a bénéficié d’un pacte spécial, mais celui-ci ne devait en aucun cas raboter le CPER.

Le président du Conseil Régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, se voit une nouvelle fois reprocher le fait de ne pas avoir réussi à défendre les intérêts de la Lorraine à Paris, alors que le nombre de chômeurs augmente.

Un Pacte Lorrain aussi optimiste que spéculatif

Le premier ministre français et le président du Conseil Régional de Lorraine ont dernièrement parachevé un « Pacte Lorrain » qui les engage à verser respectivement 150 millions d’euros, soit 300 millions d’euros au total, entre 2014 et 2016. Les deux complices espèrent un investissement des entreprises conséquent, afin de porter le montant à 1,3 milliards d’euros. L’objectif est de financer 60 projets à travers trois labels, dont le plus emblématique est la « Vallée européenne des matériaux » qui doit fédérer les laboratoires, les écoles d’ingénieur et les entreprises. Certains pensent également que le Pacte permettra de fixer dans la région les ingénieurs formés en Lorraine, qui représentent 10 % des effectifs français.

Le Parti Lorrain estime, lui, qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un énième pseudo plan pour « sauver la Lorraine », un simple effet d’annonce, un tour de passe-passe politique. En effet, la France s’engage à financer moins de 10 % du montant total escompté du « Pacte », alors que, parallèlement, elle s’apprête à prendre en charge 35 % d’un plan industriel en Ile-de-France. Pire, les 150 millions d’euros de l’Etat avait déjà été promis dans le cadre du financement du feu Projet ULCOS. La Lorraine n’a donc gagné pas un euro de plus.

En conclusion, ce « Pacte » ne constitue qu’une opération de communication pour préparer le retour de Hollande à Hayange-Florange suite au fiasco et à la fermeture définitive des hauts-fourneaux (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1479p30-siderurgie-arcelormittal-sacrifie-la-filiere-liquide-lorraine-sur-lautel-des-profits) et sauver ce qui peut l’être encore du bilan plus que médiocre du président socialiste du Conseil Régional de Lorraine.

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